LA GREVE COMMENCE A FAIRE BOUGER LA DIRECTION

Arrêts de travail maintenus les 23,24 AVRIL 2018. Rassemblement le 24 Cafet du siège

20 avril 2018   Heure locale : | Heure de Paris : 23:55

Les ordonnances Macron auront inévitablement des conséquences pour les pnc : représentation incertaine du pnc dans l’entreprise, précarisation de l’emploi, réduction des moyens de notre CE…

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Si les nouvelles concernant la compagnie semblent plutôt à l’embellie (hausse du trafic PAX, reprise sur l’Asie et le Brésil, bons résultats généraux en 2017 et nouvelles alliances…), l’avenir de ses salariés et des PNC en particulier n’est pas pour autant  au beau fixe…

Si notre Accord PNC stabilise et garantit aux PNC leur rémunération, leur emploi et la grande majorité de leurs conditions de travail pour les 5 années à venir, nous devons cependant rester très vigilants avec les nouvelles ordonnances du gouvernement.

Voici une partie des dangers des nouvelles lois qui pourraient directement impacter les PNC :

  • La précarisation des emplois PNC

C’est très certainement ce qui est  le plus à craindre, car la Direction d’Air France fait déjà le choix de  précariser le métier de PNC : recours toujours plus importants à des alternants, saisonniers et CDD, décision d’écarter les PNC d’Air France du projet BOOST(JOON)… Tout cela va dans une seule et même direction : la disparition, à terme, de notre contrat de travail actuel.

Et ce n’est  pas la «flexibilité » vendue par la réforme du Code du  Travail qui va entraver ces velléités, bien au contraire ! Notre métier pourrait  même être la  cible parfaite de ces nouvelles dispositions. La première menace vient de la possibilité qu’auront les grands groupes comme Air France de pouvoir procéder à des « ajustements » d’emplois (entendons par là, la facilitation  des licenciements économiques...) en ne prenant en considération que la santé économique des entreprises basées sur le territoire français.

Prenons notre exemple : la compagnie Air France, ces dernières années, avait des résultats négatifs alors que le groupe dégageait un résultat à l’équilibre et KLM des bénéfices. Le code du Travail français entravait jusqu’alors le Groupe de procéder à des licenciements secs au sein de la compagnie Air France au motif que le résultat global du groupe n’était pas déficitaire. Cette disposition sera tout bonnement abrogée dans la nouvelle loi ! Air France pourrait procéder à des licenciements collectifs, dans des conditions économiques similaires à celles que nous venons de traverser, au motif que la santé économique d’une entreprise ne s’évalue plus que sur le seul territoire français… On pourrait croire que c’est une incitation à délocaliser l’activité, mais ne faisons pas de mauvais esprit

  • Les PNC pourraient ne plus négocier  leurs propres  accords.

La négociation ne serait plus menée par des syndicats catégoriels PNC mais par de grandes centrales dirigées par le personnel sol. Depuis le temps que ces dernières rêvent de négocier notre rémunération et nos conditions de travail, une grande vigilance s’impose dans la mise en place de la nouvelle instance de représentation des salariés (le CES) qui regroupera les instances actuelles (CE, DP et CHSCT).

  •  La précarisation de nos salaires et de notre temps de travail.

Autre flexibilité introduite par cette réforme : au bout de plusieurs mois de mauvais résultats (pour les grandes entreprises) ou même en cas de prévisions concurrentielles défavorables, les entreprises auront la possibilité de demander aux syndicats de revoir le temps de travail et même les niveaux de salaire! Et si ces syndicats refusent, les dirigeants auront alors la possibilité de recourir à un référendum auprès des salariés.

On pourrait se dire que ce schéma est bien meilleur car, comme on l'entend souvent en ce moment, les salariés sont les mieux placés pour décider par eux-mêmes… Pourquoi pas ! Mais, si dans un cas comme Air France, ce référendum se fait au niveau global de l’entreprise et que l’on demande aux 45 000 salariés de voter s'ils sont d'accord pour la baisse de salaire de 13000 PNC pour "sauver" l'entreprise, quel serait alors le résultat ??? Un tel référendum ne pourrait être évité que par une opposition unanime des syndicats...

Ces nouvelles lois, en mettant le référendum  et l'accord d'entreprise au-dessus  de tout, sont en fait très pernicieuses car elles font croire à un renforcement de la démocratie alors que les salariés  devront  répondre avec un couteau sous la gorge.

  • La disparition de certains acquis sociaux qui touchent directement les PNC

Les nouvelles lois travail permettent également de ne plus rendre systématiques certains droits qui nous permettent parfois, surtout à nous PNC, de pouvoir organiser notre vie complètement dépendante de nos plannings.

Les 6 journées "enfant malade" avec maintien de rémunération  ne seront plus obligatoires, mais soumises à une négociation d'entreprise dans laquelle l'employeur sera libre de les mettre... ou pas!

Les congés exceptionnels pour motifs familiaux, jusqu'alors prévus et obligatoires dans le Code du Travail, ne le seront plus! Même topo, l'employeur sera libre de mettre dans les négociations (ou pas) les  jours pour un mariage, un pacs, pour le décès de proches, etc..

Libre ne veut peut-être pas dire suppression, mais raccourcissement ou clauses plus sévères pour les obtenir, sûrement!

  • La suppression de recours ou de réparation à l'encontre de salariés injustement licenciés.

Demain, l'employeur n'aura plus à motiver un licenciement. Il disposera d'un exemplaire type à envoyer à un salarié pour le licencier sans avoir à motiver la raison. Si motif sérieux il y a, il pourra de toute façon être modifié jusqu'à la veille de  l'audience en cas de recours aux Prud'hommes. Impossible donc  d'organiser sa défense et de toute façon, même en cas de clémence des juges, le législateur a prévu de plafonner les indemnités! Bonne nouvelle pour Air France, qui pourra alléger ses factures car elle a toujours choisi de payer plutôt que de réintégrer ses salariés, même reconnus comme licenciés arbitrairement par le juge.

La politique d’emploi d’Air France et les ordonnances Macron auront inévitablement une conséquence sur notre métier de PNC, tant par notre représentativité, la pérennité de notre CE que par la menace de précarisation. Vos délégués UNSA PNC travaillent actuellement sur ce sujet pour protéger au mieux les PNC.


L'UNSA PNC CONTINUERA DE SE BATTRE POUR DÉFENDRE L’AVENIR DU MÉTIER PNC A AIR FRANCE



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QUEL AVENIR POUR LES PNC AIR FRANCE ? PDF

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