Manille : 60 PNC en plus et la sécurité des PNC en moins ?
Oui à l’embauche…
Suite à la demande de réouverture des négos par la Direction, l’UNSA PNC demande que le vol Manille, et tout autre vol de plus de 15h, soit intégré à l’annexe 2 et soit exploité dans les mêmes conditions que les vols Chine, Japon et Corée.
☝️ OUI à un accord qui respecte la sécurité des vols !
Cette annexe 2 du chapitre F, qui vient compléter notre accord, sur les vols de plus de 15h (Japon, Chine et Corée) prévoit un TAV (Temps de repos avant vol, en escale) minimum de 60h dont 3 ANN pour les périodes de vol programmées entre 15h01 et 16h30 (p 195). Le vol MNL-CDG était programmé en plus de 15h sur la dernière saison hiver, et peut donc prétendre à un TAV de 60h.
Ouverts à rediscuter les termes proposés, quelle ne fut pas notre surprise de (re)découvrir une proposition d’avenant totalement identique à celle proposée il y a quelques semaines (avec un TAV de 48h, correspondant à un TAV précédant un vol dont la durée est comprise entre 13h01 et 15h), et ce à tout juste 10 jours de la potentielle entrée en vigueur de ce texte !
L’UNSA PNC est évidemment partie prenante dans toute création de ligne (surtout si elle est vecteur d’embauches), mais sans diminuer les règles relatives à la sécurité et au repos négociées précédemment… Et c’est là que le bât blesse !
☝️ Non au non-respect de l’accord !
En octobre 2025, les organisations syndicales avaient signé l’avenant “Desserte Manille”, concernant les conditions d’exploitation de cette ligne pour la saison hiver 2025-2026, valable uniquement 6 mois.
Pour rappel, notre accord collectif 2023-2028 a été négocié et signé pour 5 ans , par les syndicats ET la Direction, et nous sommes déjà confrontés pour la deuxième fois à une demande d’avenant pour l’exploitation d’une ligne non cadrée. Ce dernier est demandé jusqu’à la fin de l’accord en cours (2028), dérogeant donc en cumulé à quasiment la moitié du temps de notre accord.
En quoi le Manille serait-il différent d’un vol Chine, Japon ou Corée ?
Une négociation ne doit pas se résumer à une heure de chantage à l’embauche au détriment de la sécurité des vols, et donc des PNC !



