Gel des Echelons : la communication trompeuse de la direction face à 4 ans de blocage
Dans son dernier « Mot du Mardi » n°133 du 28 juillet, la Direction d’Air France tente de se dédouaner de toute responsabilité dans les lenteurs de la procédure judiciaire prud'homale en rejetant la faute sur le tribunal de Bobigny et sur la complexité du regroupement des dossiers.
Cette posture relève d'une mauvaise foi manifeste face à un contentieux qui dure depuis quatre ans. Le dossier du gel des échelons n'a rien d'une découverte soudaine : depuis quatre ans, la Direction a eu tout le temps nécessaire pour analyser la situation, régulariser les carrières des PNC concernés et chiffrer précisément les demandes au lieu de multiplier les manœuvres dilatoires.
L'argument procédural n'est qu'un écran de fumée. Prétendre que le regroupement des 4 000 dossiers par la juridiction complique la tâche de l'entreprise est un faux-fuyant, puisque l'origine du litige est identique pour l'ensemble des PNC, découle d'une décision unilatérale de l'Entreprise et que les éléments individuels de carrière sont déjà en possession exclusive des ressources humaines d'Air France.
Il s'agit en réalité d'une tentative de report déguisée. En affirmant ne pas disposer de la liste exhaustive ou des chiffrages à quelques jours de l'audience du 15 septembre 2026, la Direction prépare le terrain pour justifier une nouvelle demande de renvoi et repousser encore le jugement sur le fond alors qu’elle n’a pas communiqué le moindre argumentaire ni la moindre pièce depuis le début du contentieux.
Les PNC attendent depuis quatre ans que leurs droits soient reconnus. Les manœuvres de communication interne ne masquent pas la responsabilité pleine et entière de l'Entreprise dans l'enlisement de ce dossier.


