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reunion de nego du 13 avril

Nous avons rencontré hier matin la Direction, qui a pris la peine de nous convoquer entre 8h et 9h30, soit 24 jours après la fin de notre conflit? Même s'ils semblent assez accaparés par la négociation avec les pilotes, qui ne semble plus aussi simple sur la mise en place de BOOST, cela en dit long sur la considération qu'elle porte aux 40% de PNC qui ont fait grève?

Et ce mauvais départ s'est confirmé avec le contenu de la réunion : aucune proposition concrète n'a été faite, alors que nous avions revu Messieurs Caron et Chambrey, il y a 10 jours de façon informelle, pour leur répéter une énième fois les améliorations que nous sommes en droit d'obtenir.

Nous avons, pour notre part, réaffirmé nos positions : devant la menace de la création de BOOST, il est indispensable que les PNC obtiennent un ACG le plus long possible et le plus protecteur pour ne pas être mis en danger et être confrontés à la concurrence frontale des PNC de BOOST dans 4 ou 5 ans au vu des salaires misérables qu'ils vont percevoir.

Cette revendication constitue pour la Direction une fin de non-recevoir. Il n'est pas question pour eux de basculer l'entièreté de notre ACG en indéterminé ou dans une durée à plus de 10 ans car ils savent qu'une  dénonciation possible de certains chapitres (rému, repos, règles d'utilisations, temps d'escale) serait interprétée comme une déclaration de guerre envers les PNC.

La Direction continue donc de proposer un ACG à 4 ou 5 ans qui nous mettra de nouveau à poil et qui permettra de nouveaux ajustements (et vous vous en doutez bien, certainement pas à la hausse..).

Nous sommes dans une situation de non-sens absolu, car si le cabinet SECAFI, mandaté pour expertiser l'opportunité de BOOST,  exprime des doutes quant à la pertinence économique du projet, la presse, elle aussi, commence à relayer qu'au vu des augmentations lâchées aux pilotes de Transavia (+30%) et  celles qui seraient en passe d'être lâchées à ceux d'Air France et de BOOST (on parle de +9%), le projet BOOST est une fois de plus un projet à perdre du fric !

D'ailleurs, il ne faut pas sortir de l'ENA pour voir que les 1000 PNC de BOOST payés 40% moins chers que ceux d'Air France, plus les efforts de productivité lâchés par l'UNAC à Air France dans le nouvel ACG, ne seront pas suffisants pour payer toutes ces augmentations promises aux pilotes. 

On a vraiment l'impression que l'on se retrouve dans une situation, déjà vue à Air France, où un PDG arrive avec un plan extravagant (cf. les bases province du sieur Gourgeon), qu'il tient absolument à mettre en place pour justifier sa future prime de départ? Et, au passage, ce sont les salariés qui vont trinquer et dans un premier temps les PNC ! Bref, nous pouvons dire que la réunion de ce matin n'a servi à rien, car à l'image de toutes les négos, la Direction refuse tout compromis avec l'Intersyndical PNCe. En même temps, pourquoi le ferait-elle puisqu'elle a un partenaire qui accepte de signer un ACG qui continue Transform tout en intégrant les mesures Perform?

Refuser de  nous donner des protections trahit  le but de l'entreprise : en finir avec le PNC d'Air France. La direction est même  prête à payer les pilotes pour y parvenir. L'UNSA PNC ne peut en aucun cas  cautionner de tels objectifs.

Le mépris affiché des PNC grévistes dont la Direction nous a gratifiés hier matin fait écho à la lâcheté de l'UNAC qui finalement renonce à soumettre à référendum l'Accord qu'ils ont construit main dans la main!

La suite dans quelques jours, puisque les pilotes sont en grande discussion sur ce projet désolant. Nous vous tiendrons informés et l'UNSA PNC continue de se battre pour vous protéger.

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